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Le destin d’un homme peut-il être
profondément bouleversé par de mauvaises fréquentations de
jeunesse ? C’est cette question troublante qui tisse la trame du
roman de Marcel D’Amours, Le fardeau de l’infamie. « Cette
histoire fait partie de ma vie, je l’ai véhiculée avec moi
depuis ma jeunesse et je m’en libère enfin en la livrant à la
littérature », explique l’auteur. À la lecture de ce roman aux
renversements surprenants, le lecteur se trouve plongé dans
l’univers de Mark Côté, médecin spécialisé en anesthésie tout
comme son créateur. La vie semble avoir choyé cet homme qui mène
une existence tranquille à Québec, mais une rencontre fait
chavirer la barque paisible sur lequel vogue avec insouciance le
protagoniste. Ce dernier se trouve impliqué malgré lui dans la
participation d’un crime dont le responsable est Claude Jutras,
un ami issu d’une jeunesse vécue dans un quartier mal famé. Pour
éviter le pire, Mark Côté devra trahir et ainsi subir les
terribles conséquences de sa trahison. On ne révoque pas si
facilement une amitié de longue date, surtout quand le trahi est
un être pour qui le meurtre est une commodité. Marcel D’Amours
s’est livré dans ce premier roman à un exercice de création aux
frontières du suspense et du roman policier. Des moments de
tension alternent avec de touchants drames et on est emporté
malgré soi dans une histoire en apparence banale mais qui tourne
subrepticement à la tragédie.
Marcel D'amours est anesthésiste. Le
fardeau de l'infamie est son premier roman.
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