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En lisant ce livre, je me demande s'il faut louer
davantage Jacques Ferron d'être c ou bien Jean Marcel de
l'avoir saisi et exprimé comme il l'a fait. La
coïncidence entre les deux est parfaite, l'un apportant
un riche fonds et l'autre la lumière critique.
Le mérite fondamental de Jean Marcel vient de ce qu'ilo
aborde l'œuvre ferronienne non d'abord sous l'angle de
la thématique, mais sous celui de la stylistique,
celle-ci transcendant l'autre et lui conférant son âme
et son efficacité.
Le livre accompli parfaitement son dessein : rattacher
un grand écrivain d'ici à une tradition universelle et,
dans l'exploration d'une esthétique,, définir les
modalités d'un enracinement. |