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Mon intérêt pour Merlin ne date pas d'hier.
J'ai toujours été fasciné par
ce personnage intrigant, capable d'inspirer à la fois la sympathie, le mystère et la
crainte. Toutefois, il y a une dizaine d'années, je n'aurais jamais imaginé faire un
mémoire sur le sujet ; j'étais, comme bien des jeunes adolescents, un
amateur de chevalerie et magie du Moyen Âge et c'était là mon seul lien avec Merlin.
En 1994, je terminai mon baccalauréat
en littérature française et décidai de faire une maîtrise en littérature
médiévale, sans savoir quel sujet choisir pour mon mémoire. À ma première session, j'eus la chance de suivre un cours intitulé
Le Mythe de Merlin,
donné par l'éminent médiéviste
Jean Marcel
et dans lequel les étudiants du
groupe devaient essayer de proposer des hypothèses pour expliquer
la persistance de la figure de Merlin dans la littérature et le cinéma. Le sujet m'a passionné et
j'ai décidé d'en faire le thème principal de mon mémoire.
Deux ans plus tard, je déposais un document de
90 pages
intitulé : La problématique du père dans la légende de Merlin. Il s'agissait
d'une lecture psychanalytique du personnage à travers son évolution, des origines à nos
jours.
Par la suite, j'ai publié un article dans la revue
Dalhousie French
Studies intitulé Merlin et le Tao, dans lequel je crois avoir montré les
inspirations orientales qui sont à l'origine de la figure légendaire de Merlin.
Au cours de mon doctorat, j'ai eu à étudier plus à fond
l'aspect historique du personnage. Aujourd'hui j'en ai la certitude et je l'ai
d'ailleurs démontré dans ma thèse : Merlin a existé.
Par ailleurs,
mon premier roman, paru au mois d'octobre 2001
aux
Éditions De Courberon, relate l'histoire de Merlin, mais dans une perspective
historique.
G.D. |