LE
RÉCIT
Charlotte est hantée par le souvenir de sa sœur Marguerite,
confidente et amie, morte trop jeune, la laissant seule avec une
vie qui l’embarrasse. Une vie qu’elle passe sans pouvoir
s’empêcher de chercher en vain le regard de la disparue dans les
yeux des femmes qu’elle croise. Jusqu’au jour où elle voit
Adèle, qui, sans trop savoir pourquoi, lui rappelle sa sœur.
Charlotte a retrouvé sa confidente, son amie, sa sœur. Mais,
avec Adèle, le nuage qui entoure Charlotte est soufflé par des
vents puissants : amitié, liberté, vagabondage, mais aussi
jalousie, colère, folie... Et dans l’intensité de cette relation
se trame une fatalité.
Valérie Forgues écrit depuis toujours. Sa plume habile et
colorée entraîne le lecteur avec une lucidité et une sensibilité
qui ne laissent personne indifférent. Entre le calme et la
tempête, la joie et le chagrin, la vie et la mort, cette poète
et écrivaine ne sait que choisir. Son œuvre est ainsi porteuse
d’une variété d’émotions qui évoquent avec justesse la richesse
et la complexité de l’existence. Après avoir publié poèmes et
nouvelles, pour lesquels elle a remporté divers prix et mentions
(finaliste pour le prix littéraire Radio-Canada en 2009 ;
mention spéciale du jury et prix de la Confemen aux Jeux de la
Francophonie en 2009 à Beyrouth ; mention au Prix Piché de
Poésie de l’UQTR et au Festival International de Poésie de
Trois-Rivières ; deuxième prix au concours Pleins yeux sur la
nouvelle de la Société littéraire de Charlesbourg en 2008,
mention au Prix Brèves littéraires de la Société littéraire de
Laval en 2007), Valérie Forgues présente son premier roman.
REVUE DE PRESSE
 
DIDIER FESSOU, LE SOLEIL, 24 OCTOBRE 2010


VÉRONIQUE DEMERS,
QUÉBEC HEBDO, 31 OCTOBRE 2010


VÉRONIQUE DEMERS, L'AUTRE
VOIX, 3 NOVEMBRE 2010
Pondre
son premier roman est une histoire de longue haleine, Valérie
Forgues peut en témoigner. Au bout de quelques années, celle-ci
publie Adèle encore une fois, un récit à la fois profond
et intime témoignant des états d’âme d’une féminité à fleur de
peau.
Avant de s’investir dans la conception d’un
roman, Valérie Forgues écrivait de la poésie et des nouvelles.
C’est à l’été 2007 qu’elle a pris la décision d’entretenir un
projet de création à long terme, un défi qui allait tester son
« endurance ». À tous les matins, elle écrivait (à la main)
l’histoire qui allait voir le jour quelques années plus tard. On
peut penser qu’étant donné son habitude à produire de courts
textes, sa capacité à écrire en continuité allait être mise à
l’épreuve, mais il n’en est rien. « J’écrivais, peu importe si
c’était bon ou pas bon. Je n’étais jamais confrontée à la page
blanche », explique la jeune femme de lettres. « Je crois très
fort que lorsqu’on écrit, c’est important de se laisser
emporter. C’est comme ça que le roman prend de l’ampleur et va
au bout de lui-même. »
La version finale est toutefois très différente de son premier
jet manuscrit, qu’elle compare à un bloc de bois destiné à la
sculpture. Ce « morceau de bois », elle l’a présenté à Alain
Beaulieu, directeur du programme de certificat en création
littéraire, qui allait devenir son directeur de maîtrise. « Dans
ma première version, il y avait beaucoup de choses inutiles.
Comme j’écrivais tous les jours, je n’avais pas vraiment de plan
et je crois que c’est la première recommandation que m’a faite
Alain: celle d’organiser mes idées », se souvient Valérie
Forgues, qui ne s’attendait pas nécessairement à ce que son
ébauche de roman devienne l’objet de sa maîtrise.
Adèle encore une fois relate un épisode tourmenté dans la
vie de Charlotte. Jeune adulte, elle est poursuivie par le
souvenir de sa jeune sœur, Marguerite, décédée plusieurs années
auparavant. Incapable de venir au bout de son deuil, elle sombre
graduellement dans un état de tristesse mélancolique. C’est
alors qu’elle rencontre Adèle, une étudiante passionnée,
sensuelle et confiante en apparence. Celle-ci est toutefois
aussi tourmentée et déstabilisée que Charlotte et les deux
jeunes femmes développent une amitié intense, tout comme leur
mal de vivre respectif.
Le récit est très axé sur l’intériorité des personnages et sur
les sensations. Valérie Forgues priorise cette approche à
l’écriture riche en dialogues et en péripéties. Sans pour autant
livrer des faits vécus, l’auteure s’inspire de sentiments
familiers et personnels qui intensifient la perception des
émotions chez les personnages. « Ce n’est pas un livre à punch,
ni un suspense. Concrètement, il ne se passe pas grand chose,
mais en même temps, l’histoire est riche grâce aux futilités,
aux petites choses », indique Valérie, qui apparente son style à
celui de Jacques Poulin, un écrivain qu’elle admire. – ÉMILIE
CLÉMENT-ÉMOND, IMPACT CAMPUS, Novembre 2010. |
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Du même auteur aux
éditions De Courberon :
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