LE
RÉCIT
Agnès est peintre. Elle peint inlassablement les chemins de
traverse de son existence : une mère morte à sa naissance ; un
père, marin, qui l’a déposée à l’orphelinat ; un silence
terrible que lui ont laissé Joshua, son fils, et le bruit des
pas de son grand frère Charles, le danseur étoile ; Henri,
finalement, l’époux déchu qui attend le pardon derrière son
journal. Toile trop sombre. Elle y rajoute de l’or, une étoile
et là… il se met à briller. Il n’a pas de prénom. Pas de regard.
C’est un peintre… Le peintre de nuages. Entre eux, il n’y a
rien. Juste quelques ombrages étonnants, des lueurs mystiques,
des bleus outremer et des ors féeriques pour les verres de
champagne… L’histoire d’Agnès est une histoire comme bien
d’autres, un tout petit sentier qu’elle essaye de peindre encore
et encore pour arriver chez elle. Un chemin que nous cherchons
tous.
Catherine Chevrot commence à écrire à l’âge de dix ans, attirée
vers les arts par sa mère, comédienne et chanteuse, et son père,
musicien dans un petit orchestre. Son intérêt pour l’écriture se
transforme rapidement en passion, et elle écrit des chansons
pour des groupes, des poèmes dans quelques magazines et une
biographie. Au cours des onze dernières années, elle crée dix
pièces de théâtre pour le Théâtre des Deux Masques de Montmagny
et elle remporte le premier prix du Concours de
Création-Production-Théâtre de la fédération de Théâtre amateur
en 2008 et en 2010. Plusieurs de ses pièces ont été jouées au
Québec, en France, au Nouveau-Brunswick et au Yukon.
Le feu des miroirs est son premier roman.
REVUE DE PRESSE
Catherine
Chevrot, de Montmagny, s’est fait un nom dans la sphère du
théâtre amateur québécois. Elle a écrit une dizaine de pièces
jouées par le Théâtre des Deux Masques, D’ailleurs deux de ses
pièces ont été primées sur la scène provinciale.
Ces dernières années, Catherine Chevrot a commencé à écrire des
romans. Le 22 octobre avait lieu le lancement de son livre Le
feu des miroirs.
Le roman raconte l’histoire d’une femme, Agnès, et de ses
proches, qui essaient de se reconstruire après un drame
familial, du genre le pire qui puisse arriver. Pris dans le
filet du quotidien et incapables de communiquer entre eux, ils
tentent tant bien que mal de s’en sortir en prenant des chemins
différents, sans y parvenir. Le drame restera toujours là au
cœur de leur vie.
Ce roman paraît aux Éditions De Courberon, une petite entreprise
établie à Saint-Patrice-de-Beaurivage qui se spécialise dans les
oeuvres littéraires. D’une facture soignée, le livre de
Catherine Chevrot est orné d’une œuvre d’art en couverture, en
l’occurrence Hermaphrodite de Carl Duchesneau. – DIANE
GENDRON, LE PEUPLE CÔTE-SUD, 25 OCTOBRE 2011. |
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